Chers confrères,
Je remercie tout
d’abord tous ceux qui m’ont transmis des messages depuis ces derniers jours.
Devenir supérieur provincial pour la France et le
Bénin en la fête de Saint-François de Sales me lance un véritable défi : « être
disponible à tous », tel que je suis et non
comme un être parfait qui aurait toutes les qualités et bien sur aucun
défaut…
En ce 24 janvier,
j’ai eu la chance de célébrer deux fois cette belle fête : une première fois
au cours de la messe communautaire le matin, puis le soir avec les élèves de
ma classe avec qui nous sommes partis en classe de neige.
Deux temps bien
différents, mais deux temps bien symboliques de ce qui rythment ma vie, mais
aussi le quotidien de chaque Oblat : la vie communautaire et la vie
apostolique qui nous envoie auprès des femmes et des hommes de notre temps.
Je rends grâce au
Seigneur pour le temps de travail que nous avons vécu fin décembre à
l’occasion du chapitre provincial.
Les propositions
votées vont nous permettre d’avancer ensemble.
Chacun pourra
relire son « Etre » religieux, en toute humilité et à partir des Vœux que
nous avons prononcés lors de notre Profession : vivre les vœux de pauvreté,
chasteté et obéissance… tout un programme qui peut permettre chaque jour
d’enraciner davantage notre foi en Christ Sauveur et plein d’Amour.
La fraternité au
sein de nos communautés et, entre les communautés, doit témoigner de cet
Amour du Christ.
Les propositions
votées veulent aussi dire le dynamisme et l’engagement de notre province
au-delà de nous-mêmes : comment « capitaliser » les extraordinaires
« savoir », « savoir-faire » et « savoir-être » de la spiritualité
salésienne présents en chacun d’entre nous ?
La formation, ce
socle qui permet ensuite le cheminement tout au long de notre vie, a aussi
été l’une des préoccupations majeures de notre chapitre ; formation initiale
bien sûr, mais aussi formation continue… C’est avec celles-ci, que toute
notre vie spirituelle, apostolique, fraternelle et communautaire doit nous
permettre de revenir à la source de notre foi, à la source de notre
vocation.
Vous l’avez donc
compris, le travail passionnant qui nous attend sera bien le travail de
chacun.
Ni le supérieur
provincial, ni le conseil provincial ne pourra prendre en charge la totalité
de ce travail, et si même cela était possible, ce ne serait probablement pas
positif pour notre province...
En paraphrasant un
ancien président américain, nous pourrions méditer sur cette phrase :
« Avant de savoir ce que la province peut faire pour toi, demande-toi
d’abord ce que tu peux faire pour la province ».
Tant dans mon
travail actuel à Saint-Michel, que dans mes différentes missions
associatives ou ecclésiales, j’ai toujours encouragé et soutenu les
initiatives : c’est bien ainsi que j’envisage la mission de supérieur
provincial.
N’hésitons pas à
nous interpeller les uns les autres, à être des forces de proposition, à
travailler ensemble dans une approche bienveillante si chère à Saint
François de Sales.
Pour arriver à un
vrai travail de province, où chacun se sente partie prenante, le chapitre a
souhaité que la communication s’établisse plus facilement entre nous, ce
sera l’un des premiers chantiers que nous mènerons.
Je vous informe
que le Père Aldino, notre Supérieur Général a ratifié la composition du
conseil provincial et les nominations des responsables de la formation.
Le conseil
provincial est donc composé de Guillaume Kambounon (assistant provincial),
Thierry Mollard, Bernard Baussand et Michel Tournade.
Bernard Baussand
poursuivra sa mission de maître des novices et Symphorien Gbaguidi celle de
maître des scholastiques.
Thierry Marcoz
devient le nouvel économe provincial.
D’autres
nominations sont en préparation mais nécessitent d’être finalisées.
J’aurai le plaisir
de réaliser une visite au Bénin avec Thierry Mollard du 6 au 13 mars.
Je visiterai
toutes les communautés d’ici la fin du mois d’avril.
Avec le plaisir de
vous revoir, je veux garder à l’esprit deux intuitions très importantes de
Saint-François de Sales : « Soyons ce que nous sommes et soyons le bien »,
et accomplissons « tout par amour et rien par force ».
C’est ce que
j’essaierai de vivre, c’est ce que je nous invite à vivre. Au-delà de nos
générations, de nos continents et de nos histoires, nous avons la chance
d’être des « vivants ».
Puissions-nous
encore écrire de nombreuses pages de l’histoire de notre province, au
service des Hommes empreinte de l’Amour de notre Seigneur sur les pas de
Saint-François de Sales et dans la dynamique de notre fondateur, le Père
Brisson.
Amitié fraternelle
à chacun.
Bruno Lecoin
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