Lettre provinciale
N° 1


 

 

 

Mardi 25 janvier 2011

 

 

 

 

Chers confrères,

Je remercie tout d’abord tous ceux qui m’ont transmis des messages depuis ces derniers jours. Devenir supérieur provincial pour la France et le Bénin en la fête de Saint-François de Sales me lance un véritable défi : « être disponible à tous », tel que je suis et non comme un être parfait qui aurait toutes les qualités et bien sur aucun défaut…

En ce 24 janvier, j’ai eu la chance de célébrer deux fois cette belle fête : une première fois au cours de la messe communautaire le matin, puis le soir avec les élèves de ma classe avec qui nous sommes partis en classe de neige.

Deux temps bien différents, mais deux temps bien symboliques de ce qui rythment ma vie, mais aussi le quotidien de chaque Oblat : la vie communautaire et la vie apostolique qui nous envoie auprès des femmes et des hommes de notre temps.

Je rends grâce au Seigneur pour le temps de travail que nous avons vécu fin décembre à l’occasion du chapitre provincial.

Les propositions votées vont nous permettre d’avancer ensemble.

Chacun pourra relire son « Etre » religieux, en toute humilité et à partir des Vœux que nous avons prononcés lors de notre Profession : vivre les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance… tout un programme qui peut permettre chaque jour d’enraciner davantage notre foi en Christ Sauveur et plein d’Amour.

La fraternité au sein de nos communautés et, entre les communautés, doit témoigner de cet Amour du Christ.

Les propositions votées veulent aussi dire le dynamisme et l’engagement de notre province au-delà de nous-mêmes : comment « capitaliser » les extraordinaires « savoir », « savoir-faire » et « savoir-être » de la spiritualité salésienne présents en chacun d’entre nous ?

La formation, ce socle qui permet ensuite le cheminement tout au long de notre vie, a aussi été l’une des préoccupations majeures de notre chapitre ; formation initiale bien sûr, mais aussi formation continue…  C’est avec celles-ci, que toute notre vie spirituelle, apostolique, fraternelle et communautaire doit nous permettre de revenir à la source de notre foi, à la source de notre vocation.

Vous l’avez donc compris, le travail passionnant qui nous attend sera bien le travail de chacun.

Ni le supérieur provincial, ni le conseil provincial ne pourra prendre en charge la totalité de ce travail, et si même cela était possible, ce ne serait probablement pas positif pour notre province...

En paraphrasant un ancien président américain, nous pourrions méditer sur cette phrase : « Avant de savoir ce que la province peut faire pour toi, demande-toi d’abord ce que tu peux faire pour la province ».

Tant dans mon travail actuel à Saint-Michel, que dans mes différentes missions associatives ou ecclésiales,  j’ai toujours encouragé et soutenu les initiatives : c’est bien ainsi que j’envisage la mission de supérieur provincial.

N’hésitons pas à nous interpeller les uns les autres, à être des forces de proposition, à travailler ensemble dans une approche bienveillante si chère à Saint François de Sales.

Pour arriver à un vrai travail de province, où chacun se sente partie prenante, le chapitre a souhaité que la communication s’établisse plus facilement entre nous, ce sera l’un des premiers chantiers que nous mènerons.

Je vous informe que le Père Aldino, notre Supérieur Général a ratifié la composition du conseil provincial et les nominations des responsables de la formation.

Le conseil provincial est donc composé de Guillaume Kambounon (assistant provincial), Thierry Mollard, Bernard Baussand et Michel Tournade.

Bernard Baussand poursuivra sa mission de maître des novices et Symphorien Gbaguidi celle de maître des scholastiques.

Thierry Marcoz devient le nouvel économe provincial.

D’autres nominations sont en préparation mais nécessitent d’être finalisées.

J’aurai le plaisir de réaliser une visite au Bénin avec Thierry Mollard du 6 au 13 mars.

Je visiterai toutes les communautés d’ici la fin du mois d’avril.

Avec le plaisir de vous revoir, je veux garder à l’esprit deux intuitions très importantes de Saint-François de Sales : « Soyons ce que nous sommes et soyons le bien », et accomplissons « tout par amour et rien par force ».

C’est ce que j’essaierai de vivre, c’est ce que je nous invite à vivre.  Au-delà de nos générations, de nos continents et de nos histoires, nous avons la chance d’être des « vivants ».

Puissions-nous encore écrire de nombreuses pages de l’histoire de notre province,  au service des Hommes empreinte de l’Amour de notre Seigneur sur les pas de Saint-François de Sales et dans la dynamique de notre fondateur, le Père Brisson.

Amitié fraternelle à chacun.
Bruno Lecoin