Le GR.734 salésien

… Les oblats de Saint
François de Sales de l'Ermitage Saint Germain sur Talloires proposent
Prochaine rencontre
:


Le GR.734 :
un
Groupe de Réflexion, de la Grande Randonnée, un itinéraire Salésien
initié depuis la Savoie 73 …
Le GR.734
c’est comme un
cadeau. Nous savons ouvrir les cadeaux offerts sans en maitriser leur
traçabilité : il nous suffit de savoir quel est l’ami qui me l’offre
pour l’apprécier et le gouter !
Il en sera de même avec François de Sales : il suffit de nous laisser
toucher par sa manière de dire, d’écrire, de parler… pour l’apprécier
et le gouter, pour apprécier et gouter Dieu qui vient !
Etre ici ce soir ce n’est pas simplement par
opportunisme: à cause de la grand’mère maternelle de François :
Bonaventure de Chevron-Villette Melchior
de Sionnaz qui jadis habita Chevron…
Statues de l’église de Mercury en fait signe…
Ni simplement par ce que les Oblats « donnés corps et âmes à François de
Sales » ont le devoir devons annoncer l’Evangile salésien, comme on dit
par tous les moyens.
Le
GR.734
c’est le plaisir et le
désir de partager ce qui nous fait vivre, ce que nous avons reçu et
qu’il serait indécent de garder que pour soi.
François
de Sales ne se présente-t-il pas comme un témoin qui mêle
sensibilité et rigueur, tendresse et emportement, mariant la douceur
de l’eau et l’ardeur de la flamme. Un homme qui a su s’affirmer tant
du côté de Dieu que du côté de l’homme et passionnément inscrit dans
le monde, dans son temps, dont sa réflexion et sa pratique n’est pas
toujours,
voire
rarement; attitude exclusivement ecclésiale.
« François de Sales ne rejette aucune interprétation d'Église, il
préfère pourtant les interprétations qui mettent l'accent sur le mystère
contemporain à tout homme né dans la révélation du Christ, celui de la
Transfiguration qui fait participer l'être humain ressuscité à la Gloire
trinitaire. » H. Bordes
Se réclamer aujourd'hui de François de Sales c’est envisager l’homme
et Dieu, dans une même perspective, c’est revendiquer une certaine
lecture de la condition humaine, faite dans la confiance en Dieu et sans
rien rejeter de l'homme.
Dans un siècle où tout bouge, où tellement de repères sont brouillés et
ébranlés, où la modernité apparaît pour certains comme un maquillage et
un déclin, nous sommes conviés à « tenir » debout, à résister, pour
aimer encore.
Voici en François de Sales un homme par qui s’ouvre le chemin de
l’affirmation de soi : devenir soi-même, s’aimer, aimer et aimer le
monde, don de Dieu, se construire dans « l’adversité » !
Lui même s’est opposé : entre son père et lui il y eut de longs bras de
fer. Il a vécu la douloureuse et incompréhensible rivalité entre des ces
hommes « ses frères » qui s’entretuent au nom de Dieu ? Il a reconnu en
l’adversaire désignée « l’hérétique », un « véritable Théotime !» Il a
pris position, pour un monde réformé par la mutation Gutenberg, par la
révolution Copernicienne et par la médecine en donnant son corps à la
science, geste impensable pour l’Église d’alors.
Il a accepté les chantiers osés et dangereux, il a renoncé aux facilités
de la cour du roi de France pour soigner « sa pauvre petite coquille » à
Nessy !
Il n’est pas étranger aux Pères de L’Église, d’Irénée de Lyon qui
affirme, -voilà qui est connu- : " La gloire de Dieu, c'est l'homme
vivant et la vie de l'homme, c'est la vision de Dieu" … ou d’Athanase
d'Alexandrie qui explique : "Dieu s'est fait homme pour que l'homme soit
fait Dieu". Ce leitmotiv sur lequel se décline l’Incarnation est repris maintes fois
dans le Traité de l'Amour de Dieu et les sermons de François de Sales.
La force de l'expression sera même décuplée par l'évêque de Genève quand
il dit que Dieu s'est fait homme pour que
l'homme soit fait Dieu :
"Il nous aima
d’amour de bienveillance, jetant sa propre divinité en l’homme, en
sorte que l’homme fût Dieu". TAD XVII
Ces affirmations
mettent fortement l'accent sur l'Incarnation qui se trame sur cet
alignement prestigieux de montagnes :
monts de la myrrhe
et de l’amour de Galaad, où le bienaimé et la bienaimée chante leur
amour dans le Cantique des cantiques ;
Mont Thabor du
visage transfiguré du Fils bien aimé et Calvaire fabuleux Mont des
amants, et enfin Mont des Oliviers à l’heure de la Résurrection.

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