
Et oui Noël est déluge !
Des luges qui glissent sur
les pentes et recoins enneigés pour la joie des enfants !
Noël
c’est redonner un peu d’espace à notre cœur d’enfants … de Dieu !
Et oui Noël c’est un déluge de
lumières !
Sapins, guirlandes,
couleurs, scintillements, cadeaux sont au rendez vous ! Même Melle Bulle,
fervent et pétillant vin de Savoie, du pays de François de Sales,
concurrence les bulles du fondateur Champenois !
Noël c’est remettre au cœur de nos vies
chahutées parfois même malmenées dans nos champs pastoraux ou
communautaires, un brin de lumière ; étincelle qui promet chaleur et éclat !
Et oui Noël c’est un déluge de
crèches ! Et c’est heureux !
Mais si chaque crèche de
l’évangile crie ou murmure la joie, l’espérance la promesse de l’enfant
innocent, chacune est aussi empreinte de cris de détresses des innocents
massacrés, de l’immigration en Egypte ou du silence de l’épée prête à
transpercer le cœur d’une mère !
Que Noël, soit cascade
d’optimisme !
Non de cet optimisme béat et démesuré
qui affecte indifféremment tous les domaines de la vie, mais de cet
optimisme salésien au regard clair et compagnon de l’action et de l’effort !
Pourvu cependant que des
spécialistes autoproclamés et désinvoltes de l’optimisme à tous crins ne
nous fassent pas croire que « tout est possible !» au risque d’accroitre le
désarroi !
Et non, bien sûr, il ne
suffit d’ouvrir chaque jour par l’envoûtement verbal du « Ça va marcher, ça
va marcher » « Dieu fera ! » …pour que ça marche effectivement et que l’on
arrive au bout d’un chemin !
En définitives choisissons nos paroles,
visitons nos sources, pour faire naître l’extérieur de l’intérieur, et que
celui là devienne déluge de paroles, de louanges, de reconnaissance,
d’avenir !
Et oui Noël c’est un
déluge d’animations !
Je ne veux retenir que
celle qui durant deux jours tenteront de faire communiquer les membres de
notre Province réunis en deux ou trois lieu et reliés par Skype les 27-28
décembre pour l’assemblée générale qui se passera simultanément en France et
au Bénin.
Dans nos « sociétés »
(congrégation y compris !) dépressives, l’optimisme salésien sera la
précieuse ressource où puiser force contre toute morosité et changements
annoncés !
Pourvu que nous cessions que nous
demander sans cesse : « Qui suis-je ? » « Qu sommes-nous ? » nous enfermant
toujours davantage dans cette quête sans fin de soi, et de planifications
qui sont autant de gesticulations stériles !
Il est toujours temps de nous dire : «
ensemble que pouvons-nous faire ? » pour mettre un peu de divine douceur
dans la raideur de nos combines ! Ce sont nos actes qui révéleront notre
identité ! Il paraît que le Christ cherche à trouver dans l’auberge de notre
cœur un espace pour naître !
Thierry Mollard osfs |