Edito n°- 30

 

 

L'édito 29 date du
dimanche 28 janvier 2017

Le site
mérite bien
un nouvel Edito
en sortie d'été  !


 

 

Les jeunes croient plus en Dieu que leurs parents  ...


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 3 septembre 2017

Engagez-vous ! Qui disaient !

Aujourd’hui, à 18-24 ans, on croit plus en Dieu qu’hier !

Une étude sur les jeunes et la vie consacrée (Opinion Way - février 2016) parlait des 18-24 ans comme une génération qui, loin de rejeter la religion catholique, vit de nouvelles formes de rapport à Dieu.

Les jeunes croient plus en Dieu que leurs parents :c'est le premier enseignement fort de cette étude : l'existence de Dieu est probable pour 51% des 18-24 ans, contre 38% de l'ensemble des français. La pratique régulière est également plus forte chez les jeunes : 11% d'entre eux déclarent pratiquer au moins une fois par mois, contre 8% pour l'ensemble des français. En mars 2013, une note d'analyse du CSA de mars 2013 sur le catholicisme en France évoquait déjà un regain religieux chez les jeunes. Seuls 31% des 18-24 ans se présentaient comme incroyants, contre 78% des plus de 65 ans.

Malgré cela en France, le nombre des vocations consacrées (religieuses apostoliques, religieux, moniales)  étaient 66 462 en 2000 et n'étaient plus que 32 399 en 2014. Pourtant 15% des 18-24 ans, affirment avoir déjà pensé à la vie religieuse.

La réticence à faire le choix de la vie religieuse ! 

Les causes sont multiples : 
- Les instituts semblent habités que par des  anciens. Les communautés n’apparaissent pas intergénérationnelles.  
- Aujourd’hui nous arrivons à la vie religieuse avec plus d’années riches d’expériences de vie et de formations : comment s’épanouir dans un  engagement religieux autre que classique (classes comme enseignant, vie paroissiale...)  en valorisant ses choix de formation antérieure ?!
- La mondialisation et la technologie dirigent maintenant les aventures de la planète. Une peur s’installe de devoir renoncer aux médias et réseaux sociaux.
- Difficulté  à franchir le pas d’un engagement dans un monde qui craint la promesse et ce qui dure. Et un mode qui  appréhende également la réaction de l’entourage, famille et amis.

L’ambivalence d’un discours sur la vocation !

Parler vocation serait-il envisager un discours trop magique ? Trop  désincarné !

Car le réflexe est de placer la vocation (vocare) du  côté de l’appel. Sous entendu de l’appel personnel de Dieu !

Mais l’appel, même divin, est médiatisé par l’humain, une expérience de vie, un temps fort, une rencontre avec une personne qui est liée à l’appel...
Et puis un appel pour quoi ?
Pour suivre le chemin du Christ, mon chemin ou un chemin tout tracé ?  
Le sens de la vocation se découvre tout à la fois en nous même, en ce que nous pouvons espérer et vivre, en l’appel christique, et en même temps en l’appel que l'on reçoit d'un autre, de l'Église.

Et puis  la vocation ne suffit pas !

Il s’agit de franchir des pas, de la vocation à l’engagement, de l’appel à la réponse. Il s’agit de dépasser le stade de l’engagement pour « s’investir ». L’investissement du religieux par sa profession se mesure à son degré d’implication personnelle, de créativité, dans la communauté immédiate, où des frères sont amenés  à cohabités, à correspondre, à s’entre-supporter comme aime  à le dire F de Sales, dans la spiritualité et le monde  pluriel qu’il nous faut sans cesse apprendre  à aimer !
Le ritualisme, la reproduction de schémas religieux, la copie conforme, à un modèle de formation inculqué, porté parfois par un jeu étriqué, falsifié, de l’obéissance, ... tout cela appauvrit le champ de la vie religieuse, empêche toute créativité, et enferme dans un modèle de reproduction à l’identique, sous entendu à l’authentique !        

Si le baptême  nous fait participer à la  dignité de Christ, ...

...comme prêtre, prophète et roi, la vie religieuse nous appelle à vivre la radicalité  du prophétisme : prophètes dans notre manière de vivre, prophètes qui oblige d’aller aux  périphéries et  prophète dans la joie ! Notre monde a un impérieux besoin du témoignage prophétique que donne la vie religieuse, pour favoriser une culture de vie face à l’individualisme régnant et face aux cultures de mort.  La vie religieuse, aujourd’hui, appelle à se libérer du poids des institutions et à devenir des

frères prompts à envisager les besoins actuels et à y répondre en se donnant des nouvelles possibilités de développement.

« Les religieux, après s’être concentrés sur le moi et l’ascèse et après s’être tournés vers les autres en les aidant à se relever des effets de la déshumanisation des derniers siècles, doivent maintenant travailler davantage sur les causes systémiques de cette déshumanisation... Leur but sera de promouvoir une solidarité mondiale dans un monde interconnecté non violent. Comme le dit le Pape Jean-Paul II : à la mondialisation de mort, nous devons opposer ou, mieux encore, proposer la mondialisation de la solidarité. » Michel Côté, o.p., "Que sera la vie religieuse demain ?"

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