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Ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes |
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P. Barry R.Strong,OSFS
Supérieur Général

P. Bernard de Clairvaux Toha
OSFS
Supérieur Provincial
Edito n°- 34
Thierry Mollard osfs
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Félicitations !
En ce moment chez nous on va de félicitations en félicitations ! En effet le
24 juillet 2018 le Père Barry Strong, devenait le nouveau supérieur
Général ; depuis le 5 Décembre 2018 un nouveau supérieur provincial Bernard
de Clairvaux Toha s’apprête à prendre du service !
Normalement, on félicite celui qui réussit quelque chose d’important, un
examen, un défi, une élection, après une rude campagne ou une promotion !
Cela a un côté poli, reconnaissance, sérieux, ou parfois « félicitation »
glisse, non sans un léger sourire, vers un vieux dérivé original « toutes
mes ficelles de caleçon ! »
Quand un jour je félicitais un nouveau provincial fraichement nommé il m’a
répondu « mais je n’y suis pas pour grand-chose, tu sais ; sinon pour avoir
dit oui ! » Et il est vrai qu’une nomination – ni élection, ni promotion -
est faite de discernements humains, plus ou moins ajustés, de consultations
plus ou moins approfondies, et bien sûr, rappellera-t-on chaque fois du
Saint Esprit, qui, il faut le dire, est parfois en concurrence avec des
courants d’influence ! C’est humain !
Alors dois-je féliciter, pour les prémices d’une mission de service qui ne
découpe pas le monde en supérieurs et inférieurs, qui ne favorisent pas
l’entre soi, qui ne creuse pas l’espace entre une frange réputée d’en haut
et une frange dite du bas ?
En
fait chacun personnellement est confronté à la radicalité des mots de Saint
Paul dans sa lettre aux Philippiens (Ph 2,3) « Ayez assez d’humilité pour
estimer les autres supérieurs à vous-mêmes » « Humilité » qui était la
devise de Charles Borromée et aussi celle de Jean Paul 1er ; elle donne la
tonalité à la vie chrétienne et fait envisager le service comme une attitude
qui appelle chacun à assurer et assumer la part de service qui lui revient,
en engageant ses talents au bénéfice du bien commun.
Féliciter était une exclamation de l’assistance à l’issue de la cérémonie du
mariage chez les Romains. Alors de cette expression j’ai envie d’en garder
la racine ‘felicitare’ : « rendre heureux » : oui réjouissons-nous de la
nomination de nouveaux serviteurs pour le bonheur de tous, pour que la joie
soit aux rendez-vous de tous les quotidiens ! Thierry Mollard osfs |