Ce jeudi 13
septembre un événement à la fois discret et salésiennement important s’est
déroulé dans le cadre de l’Université de Parakou. Diane Fifamé DJANGUEDE, la
chargée de la communication pour notre Marathon salésien de Parakou, celle
qui s’occupe tout au long de l’année de ‘nourrir’ le site du marathon et
d’aider le père Guillaume dans la préparation de l’événement, a brillamment
soutenu son mémoire de maîtrise en science politique dans les locaux de la
faculté de Droit et de Science politique. C’est grâce à son directeur de
mémoire qu’elle a pu devancer la date de sa soutenance afin de partir pour
la France avec son ‘parchemin’ ; cela explique la petite participation de
ceux et celles – famille, amis et oblats – qui sont venus accompagner Diane,
ainsi que l’absence de l’un des jurés. Le thème de son mémoire : « Analyse
du marathon salésien de Parakou et ses implications sur l’individu et la
société » a retenu l’attention du jury non seulement par une présentation
rigoureuse selon les ‘normes académiques’, mais et surtout par son
originalité et le développement de sa problématique dans la recherche des
motivations qui ont donné lieu à l’existence de cet événement mèlant à la
fois le souci de la santé – combien de maladies pourraient être évitées si
nous faisions un peu plus d’exercice physique ! – le souci d’une meilleure
relation entre les personnes, une autre façon de se retrouver, surtout dans
les temps de loisirs – un seul stade à Parakou, mais plus de trois cents
bars ou maquis ! – et le souci, comme Diane l’a développé suite à une
quetion du jury, de montrer concrètement que la religion – le salésianisme
en particulier – part de l’être humain, dans sa vie, son quotidien, ses
activités, pour l’aider à découvrir sa dimension spirituelle ; les divers
secteurs qui touchent la personne – individu et société – sont
complémentaires ; le marathon a une dimension politique parce qu’il suppose
une certaine idée de l’homme et interpelle tout autant le citoyen que la
société ; les pouvoirs publics en prennent conscience puisqu’ils sont de
plus en plus présents à l’événement et dans l’aide qu’ils peuvent lui
apporter. C’est dans une ambiance très cordiale que la soutenance s’est
terminée, après la délibération du jury - mention très bien - et ses
félicitations pour celle qui est ainsi devenue ‘maître es science
politique’. A la question : ‘Allez-vous continuer dans ce domaine ?’ - Je le
souhaite, a répondu Diane, en souriant ! – Mais vous partez et pour la
congrégation ! a repris le juré qui savait déjà que Diane ne partait pas
pour des vacances mais pour rejoindre un engagement, non dans la
congrégation des Oblats – initiateurs du marathon – mais dans celle des …
Oblates !

Bravo Diane,
merci des services rendus pour le marathon et le salésianisme qui vient de
rentrer par une porte inattendue dans les sphères de l’Université
Béninoise ! Toi qui a couru, « aie la patience de marcher jusqu’à avoir des
ailes pour voler » et revenir courir le combat de
l’amour….
B.Baussand |
|