|
Notre
Seigneur Jésus nous laisse un commandement nouveau : « C’est
de nous aimer les uns autres. » En quoi ce commandement
est-il nouveau puisque dans l’Ancien Testament, bon nombre
de livres l’exigeait déjà ?

Mais la
spécificité de l’amour dont nous parle Jésus se situe dans
le sacrifice total et gratuit de soi. L’amour vrai et
sincère est un pur don qui dépasse tout sentiment. Il est
parachevé par le pardon. Prenons l’exemple d’un couple où
l’homme et la femme veulent de se marier. Ils se regardent
les yeux dans les yeux, ils envisagent l’avenir avec joie,
tout est rose dans leur tête et ils ne voient qu’un avenir
meilleur. C’est peut-être de l’amour, mais il reste encore à
le vérifier, car c’est dans les épreuves qu’ils peuvent
réellement examiner la qualité de leur amour. Les jours, les
semaines, les mois, les années passent. Les enfants sont
nés. Un soir, après la sortie du service, de l’atelier, du
marché ou de l’université, il ou elle rentre tout énervé
(e), épuisé(e)… Ils viennent à se quereller suite à une
mésentente. Ils se boudent et ne se parlent plus. Chacun
prend sa direction dans la même maison. Alors chacun se
demande en lui-même : « Est-ce qu’il ou elle m’aime
encore ? » Il ou elle se dit aussi : « Je n’arrive plus à le
ou la comprendre. » Mais quelques jours après, il ou elle
lui dit : « Pardonne-moi ! » Il ou elle pardonne et puis la
vie nouvelle reprend. Là, il commence à y avoir un amour
vrai. Voilà l’élément essentiel qui vérifie la qualité d’un
amour : le pardon. La pierre de touche d’un véritable amour,
c’est le pardon mutuel. Nous y parviendrons grâce à un
effort de volonté. Cela ne nait pas du jour au lendemain.
L’autre
point capital de l’amour que Jésus nous enseigne est le
sacrifice. Il dit : « il n’y a pas de plus grand amour que
de donner sa vie pour ses amis. »
« Notre
Seigneur a donné sa vie pour chacun de nous, il a donné son
cœur, il a donné son corps et n’a rien réservé ; et il ne
veut pas que nous fassions aucune réserve à l’égard de notre
prochain, excepté celle de notre salut éternel. » Voilà
comment saint François de Sales conçoit l’amour du prochain.
Nous sommes aussi invités à faire de même, mais d’une autre
manière.
« Saint
François de Sales est un des saints les plus aimables. Peu
de saints ont réalisé un si parfait équilibre entre
l'austérité et la tendresse, la force d'âme et la douceur,
la noblesse et l'humilité. Jésus, le bon Pasteur a peint en
lui l'un de ses plus beaux portraits. Une seule affection
brûlait son cœur d'apôtre : Jésus !
" Vive
Jésus que j'aime ! " C'était là comme le cri habituel de son
cœur, blessé au vif par l'amour du Sauveur des hommes : il
avait ce mot souvent à la bouche, et sa plume prenait
plaisir à l'écrire dans ses lettres. "
|
|
|